Formations cliniques du Champ lacanien

Collèges de Clinique Psychanalytique

Journées

Séminaire des enseignants : « La phobie et les paniques aujourd'hui »

Les enseignants du Collège de clinique psychanalytique se réunissent un samedi pour présenter à leurs collègues, transmettre et discuter de leurs travaux, avancées et questions. Les inscrits sont tenus de participer à ces rencontres. La transmission d'un désir de savoir s'y repère dans la mesure où chaque enseignant présente, à partir d'une position analysante, une question au plus vif de sa pratique. L'expérience des années précédentes a montré qu'une véritable dynamique s'en dégage.

Cette dynamique, c'est ce que l'on appelle « transfert de travail » dans la communauté analytique. Il ne se conçoit qu'à partir de ce constat que chacun a pu faire au terme de son analyse : il n'y a pas d'Autre pour savoir à sa place.

Cette absence engage l'analyste à partager avec ses collègues une communauté d'expérience. Ce lien entre praticiens de la psychanalyse est essentiel, il est au principe de ce que Lacan attendait d'une École de psychanalyse. « L'École instaure entre ses membres une communauté d'expérience dont le coeur est donné par l'expérience des praticiens(1). »

(1) Lacan J., Première version de la « Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l'École », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 576.

Journée nationale, à Marseille

Organisée par le CPP du Sud-Est

Comme chaque année a lieu au printemps la Journée nationale.

Préludes

Stages

Stage : « Crise de l'adolescence ou symptôme de l'adolescent ? »

Responsable : Marie-Noëlle Laville

La sociologie et la psychologie déterminent l’adolescence comme un moment de crise en regard des phénomènes sociaux et comportementaux des individus de cette catégorie d’âge. La psychanalyse est, elle, une expérience qui permet au sujet d’approcher sa vérité propre. Le symptôme est ce qu’il y a de plus réel pour un sujet, nous dit Lacan.

Lors de ce stage, nous essaierons d’approcher la clinique qui se déploie à cet âge, pour discerner au cas par cas la subversion propre de l’adolescent et les phénomènes de ruptures qui engendrent des symptômes douloureux et inquiétants pour le sujet, l’entourage et les praticiens.

Lors de cette session, les enseignants feront un apport substantiel et les participants seront invités à parler de situations cliniques rencontrées dans leur pratique.

Stage : « Agressivité, violence et structures cliniques »

Sous la responsabilité de l'équipe enseignante de l'espace clinique de Cahors

Lacan, dans le séminaire l’Éthique, conseille une relecture de Malaise dans la civilisation. Pour Freud, l’agressivité est une source de plaisir dont nous prive la civilisation. Il précise : « cette tendance à l’agression, que nous pouvons déceler en nous-mêmes et dont nous supposons à bon droit l’existence chez autrui, constitue le facteur principal de perturbation dans nos rapports avec notre prochain […] Par suite de cette hostilité primaire qui dresse les hommes les uns contre les autres, la société civilisée est constamment menacée de ruine1. » Et « ceux qui préfèrent les contes de fées font la sourde oreille quand on leur parle de tendance native de l’homme à la “méchanceté”, à l’agression, à la destruction et donc aussi à la cruauté2. » Comment ces éléments se retrouvent-ils dans la subjectivité contemporaine, prenant parfois la couleur de la haine « passion de l’être » selon Lacan ? De quel rapport à l’Autre et à l’objet a procèdent-ils ? Nous essaierons de repérer, en fonction de la structure et des modes de nouage, les voies d’un traitement possible par le discours analytique. Chaque intervention sera suivie d’une discussion, et les participants seront invités à y contribuer par leurs questions et des éléments cliniques issus de leur expérience.

Stage : « Quelles solutions pour la psychose ? »

Sous la responsabilité de Bernard Nominé et Nadine Galabrun

Il s’agira d’interroger ce qui fait solution particulière pour le sujet psychotique qui ne se soutient pas de la métaphore paternelle et qui ne dispose pas du discours, solution entendue comme ce qui va lui permettre de régler son rapport au monde, à l’ Autre, aux autres et à la jouissance. À partir des avancées borroméennes de Lacan, il s’agira également de penser ce que l’on entend par solution, qu’il s’agisse d’une métaphore délirante visant une stabilisation ou une pacification, ou de l’étayage d’une suppléance, ou encore d’un « sinthome ». Pour que le sujet puisse se fabriquer une solution rigoureuse qui supplée à la forclusion du Nom-du- Père, cela nécessite bien sûr les ressources propres du sujet, mais aussi la contingence d’une rencontre qu’il s’agira de définir, que ce soit dans l’institution et chez le psychanalyste.

Les exposés de ce stage laisseront une place à la clinique et préserveront la singularité du cas.

Stages associés