Formations cliniques du Champ lacanien

Collèges de Clinique Psychanalytique

Journées

Journées du collège

Organisation collégiale

  • 7 novembre 2015 à Vichy
  • 23 janvier 2016 à Besançon
  • 28 mai 2016 à Grenoble

Journée nationale, à Marseille

Organisée par le CPP du Sud-Est

Comme chaque année a lieu au printemps la Journée nationale.

Préludes

Stages

Stage : Les phobies. Leurs causes et les réponses du clinicien

Organisation collégiale

Déjà beaucoup de travaux ont été élaborés sur la phobie. Cependant, devant la montée des thérapies comportementales, il est important de l'aborder avec l'hypothèse de l'inconscient, faute de quoi on ne saisit rien de la phobie. Tout comme l'angoisse, elle constitue une frontière avec le réel dont le sujet doit se protéger. Freud l'appréhende comme le noyau central de la névrose. Lacan, reprenant la lecture de Freud en a fait « un avant poste, une protection contre l'angoisse (1) ». Nous verrons de quoi, chez l'enfant, le passage par la phobie et son bestiaire est le signe et quels sont ses liens avec l'inhibition. Nous ferons la différence entre l'objet phobique et l'objet fétiche.

Comment se construit-elle, quel est son rôle ? Pourquoi Lacan en fait il une plaque tournante à partir de laquelle la structure s'oriente vers la névrose ou la perversion ? Les phobies aujourd'hui se déclinent sous de nombreuses formes. Qu'elles soient sociales, scolaires, traumatiques, ou d'impulsions, nous verrons quelles sont les réponses proposées par le discours analytique que ce soit dans les consultations ou les institutions et pourquoi Lacan dit d'elle qu'elle est, avec l'angoisse, le repère le plus sûr pour conduire le sujet à ce qui constitue le plus intime de son être.

  1. Lacan J., Le séminaire, livre IV, La relation d'objet, Paris, Seuil, 1994, p. 281.

Stage : Adolescent, passage à l'acte et institutions

Organisation collégiale

La justice et la psychiatrie sont interpellées pour déterminer la responsabilité civile à la suite des passages à l'acte dont les médias se font l'écho. C'est encore plus délicat lorsqu'il s'agit de jeunes enfants, d'adolescents. Pourquoi ces violences verbales et/ou passages à l'acte, acting out, fugues, suicides ? Pourquoi se donnent-ils tant de mal, trop de mal, par les voies du déplaisir ?


Les actions peuvent être bonnes ou mauvaises, au nom de la morale, légales ou illégales au nom de la loi, mais toutes ne sont pas aussi décisives que le pas de César franchissant le Rubicon, qui lui est un acte.

Que peuvent en dire les praticiens de la psychanalyse ?

Freud a fait valoir dès la Psychopathologie de la vie quotidienne, la valeur de l'acte, manqué, comme une formation de l'inconscient au même titre que le lapsus ou le symptôme. Il a une valeur signifiante. À partir de la clinique freudienne Lacan différenciera passage à l'acte, acting out et acte, notamment dans son séminaire L'angoisse.

L'acting out serait une mise en scène adressée à un autre qui n'entend pas. Tandis que le passage à l'acte serait le corrélat d'un « laisser tomber », d'un franchissement de la scène pouvant aller jusqu'à la défénestration dans le suicide mélancolique. Quel lien entre parole et violences ? Quelle est la place des passages à l'acte dans la clinique de la névrose et de la psychose.

On se demandera à qui s'adressent ceux des adolescents, qu'ils vivent dans leurs familles ou dans une institution.

Comment les professionnels des institutions - des services d'accompagnement et de protection de l'enfance et de l'adolescence, de l'école aux lieux de consultation et d'hospitalisation, des lieux de vie aux lieux d'apprentissage - peuvent-ils alors s'orienter dans les transferts qu'ils suscitent avec les « outils » de la psychanalyse ?

Stages associés